Ah ben non, désolé...

2006, il y 20 ans : Ambiance Sebring...

Ce samedi 21 mars 2026, Porsche et Penske ont raflé un nouveau succès au cours des 12 Heures de Sebring. Or, en fouillant dans mes archives, je suis tombé sur un article que j’avais écrit il y a de nombreuses années au sujet de mes toutes premières 12 Heures de Sebring. C’était il y a pile 20 ans : 2006. Mon premier voyage aux USA, mes premières 12 Heures de Sebring in situ, la découverte : absolument magique ! Pour comprendre le dépaysement que cela représente, imaginez deux secondes : il fait entre 30 et 35°C en Mars en journée et parfois bien plus. Il y a des lacs partout car la Floride regorge de flotte, désormais domestiquée sur 80% du territoire ! Ici, les routes sont des lignes droites interminables, la plupart du temps à 2 fois 2 voies. Large comme la moindre de nos autoroutes. Ici, sans bagnole, vous n’êtes absolument rien. La vie à l’américaine est à une toute autre échelle ! Et le soir, alors que les températures redeviennent plus douces et super agréables, ce sont les odeurs des champs d'orangers environnants qui vous chatouillent les narines. Tous les blasés vous diront qu'à Sebring, il n'y a rien à faire, que la ville est un dortoir. Peut-être et encore, elle regorge de restaurants... Mais vous êtes quand même dans un environnement que vous ne connaissez pas et le plaisir de la découverte est bien là, je vous assure…

Pour cette toute première fois, j’avais la chance, grâce à l’ami Éric Gilbert, un photographe québécois de naissance et floridien de cœur, d’être hébergé dans une jolie villa. La première nuit est toujours problématique avec le décalage horaire et on se réveille tôt, très tôt ! Bien avant que le jour ne daigne se lever. Lorsque j’ai ouvert les yeux, j’ai jeté un coup d’œil dehors. La lune était quasi pleine, basse et se reflétait dans un lac qui bordait l’arrière de la maison. Réveil magique car totalement inattendu ! Etant arrivés de nuit, j’ignorais que nous étions justement au bord d’un lac ! Ambiance vacances immédiate ! Malheureusement, je n'ai pas la photo : je ne voulais pas réveiller la maisonnée !
Ambiance vacances surtout lorsque vous commencez à découvrir la flore locale qui n’est pas vraiment celle de la région parisienne ou je vivais à l’époque : elle est, comment dire… Un tout petit peu plus exubérante !!! Elle ne manque ni de flotte, ni de soleil !

La course est une vraie classique d'endurance, le circuit possède une âme unique à base de béton déglingué, de palmiers pour vous accueillir, d’alligators parfois (mais jamais quand le circuit est blindé de monde, rassurez-vous…) Les spectateurs sont présents en masse et surtout, ils sont en plein "Spring Break", les vacances de printemps délurées des étudiants américains. Un exemple ? A un moment donné, je shootais en bord de piste, pendant les essais au freinage du Turn 7. Concentré sur ce que je faisais, je percevais bien des cris en arrière-plan mais ne connaissant personne, je n’y prêtais pas attention. Au bout de quelques minutes, les cris se faisant insistant, je finis par me retourner, appareil photo baissé du coup. Et là, une jeune femme, au milieu d’un groupe de potes, me fais un signe et baisse son tee-shirt sous lequel le bikini faisait totalement défaut ! Je venais tout juste d’arriver, j’ignorais alors encore totalement cet esprit spring break. Je n’ai pas eu la photo ! Celle que j'ajoute ici pour illustrer a bien été prise à Sebring en 2006 mais n'a rien à voir... D’une manière générale, lier conversation avec un quidam américain n’est absolument pas un problème. Au bout de 30 secondes, ils vous lâchent un « my friend » qui n’a pas vraiment de sens pour nous mais qui prouve bien que les barrières n’existent pas vraiment. Ils vont aussi rapidement vous offrir une bière dans leur mobile home si vous êtes sympas !

Ça me rappelle aussi un fait que j’ai vécu lors de mon dernier trip là-bas, en 2023 pour le Super Sebring. Je gare la voiture sur le parking média, prend le barda (lourd) et m’élance vers le paddock à pied. Et là, un gars qui plaçait les voitures sur le parking s’approche de moi, visiblement pour me parler. Je me dis alors que je ne suis pas garé comme il le souhaite. Mais non, le mec vient tchatcher et en quelques secondes, il en arrive à me dire à quel point son Président (Biden à l’époque) est faible et qu’il est temps de refaire l’America Great Again. Euh, mouais, je ne suis pas vraiment rentré dans le débat, j’avoue mais voilà à quel point aux USA, on se cause aisément et sans barrière. Cependant, je me pose encore cette question : qu’est-ce qui avait bien pu lui faire croire que j’avais envie de parler du mec orange ?

Découvrir Sebring m’a aussi fait connaître l’approche américaine du spectateur (aisé). Ce n’est d’ailleurs pas spécifique à Sebring mais il vient garer son immense mobile home en bord de piste dans les emplacements réservés à cela. Et il installe alors le matos et là, ça ne fait pas semblant ! Cuisine et BBQ de campagne sont un grand minimum. Une échelle pour accéder au toit du mobile home afin d’y contempler la course est utile mais certains font mieux. Beaucoup plus fort ! J’ai vu, une autre année, un campement ou les gars avaient installé un escalier en bois pour grimper. Oui mais pas le simple escalier de bois de nos maisons. Non, un double escalier en arc de cercle, genre Versailles ! Et je ne retrouve pas la photo ! Bref, bigger is better comme on dit souvent de l’autre côté de l’Atlantique… Sinon, installer sa ferme avec son aquarium sur un circuit ne vous semble probablement pas très naturel. Eh bien, si, ils l'ont fait et elle est là chaque année ! En clair,  l'ensemble est unique, dépaysant et fait un bien fou lorsque l'hiver sévit encore sur la France...

Cependant, il y a quelques fautes de débutant à ne pas commettre là-bas. Comme je vous le disais, j’avais la sensation d’être en vacances même si je faisais ce déplacement pour le compte d’Infoscourse.org, l’ancêtre d’Endurance-Info. C’était le tout premier de nos grands déplacements et je le faisais avec deux compères, Jérôme Mugnier qui tenait le site Virages.net (avis aux anciens de la toile…) ainsi que Christian Vignon, grand cavaleur de circuits, appareil photo en main ! Pour notre tout premier jour au circuit, je veux bénéficier de cet aspect vacances et je suis en short, tee-shirt, normal ! Je vais en bord de piste pour ma toute première séance d’essais à Sebring, imaginez mon excitation ! Soudain, au bout d’une heure, je me dis : bordel, ça chauffe un peu non ? Mes mollets sont rouges cramoisis. J’ai complètement négligé que nous sommes sur le 27ème parallèle et que par conséquent, le soleil, y est un poil plus agressif qu’à Paname ! Croyez-moi ou non : pendant trois nuits, je n’ai pas supporté le contact des draps sur mes mollets ! Lesson learned ! Au pays de Hawaiian Tropic, protège-toi (là encore, seuls les anciens peuvent me suivre...)

Au rayon des désillusions de ce tout premier voyage ? Ma connexion internet. Grosso modo, mon ordi était allergique au réseau du circuit. Je ne pouvais rien poster depuis la salle de presse alors que mes copains n’avaient aucun souci. Et personne n’a pu me dépatouiller le truc. Je ne pouvais me connecter que depuis la maison ce qui m’obligeait à enquiller encore de longues heures de travail une fois rentré. Mais surtout, il m’était impossible d’être réactif ce qui, même pour l’internet de 2006, était un véritable problème…

A Sebring, au cours des années, j’en ai connu des trucs hors normes comme cet orage qui avait noyé le circuit sous 5 centimètres d’eau. En salle de presse, les grandes antennes des teams venaient quasiment frapper les vitres par la force du vent. On se demandait bien ce qui allait se passer si ça venait à toucher réellement. Une fois, alors que je shootais, j’ai vu un barnum de spectateurs s’envoler dans une de ces rafales de vent subites et inattendues, alors qu’il faisait grand bleu ! Le barnum a grimpé haut dans le ciel, survolé la piste, puis s’est reposé de l’autre côté de la piste, dans la zone spectateur opposée… Le calme est immédiatement revenu. On a revu il y a trois ou quatre ans action similaire vers le paddock mais cette fois-ci, le barnum avait atterri sur la piste. Ça m’avait rappelé bien des choses. Sebring, c’est aussi ce gars qui est là depuis 20 ans dans le working paddock à faire la circulation avec une énergie increvable. Lorsque je suis revenu en 2023, il était toujours là à faire sa muscu en gérant le trafic. Sebring, c’est ce warm-up matinal qui nous obligeait à des réveils encore plus matinaux ! Lorsque la course dure 12 heures derrière, le soir, vous êtes un peu occis !

Bon allez, après cet aspect découverte, je vous parle un peu de la course ? Ces 12 Heures de Sebring 2006 constituaient une quadruple première pour moi. Premières 12 Heures certes mais également première occasion de voir de près les nouveaux Porsche RS Spyder alignés par le Penske Racing. Porsche n'a pas choisi n'importe qui pour le représenter à l'occasion de son retour en prototypes, ça ne rigole pas ! Les deux protos jaune et rouge aux couleurs de DHL ne sont pas très jolis mais on peut espérer qu'ils viennent un peu perturber de la nouvelle arme d'Audi. Elle, je la connais déjà. J'ai découvert miss R10 au pied de la Tour Eiffel quelques semaines auparavant lors d'un véritable déploiement de force du constructeur allemand pour dévoiler son premier LMP1 à moteur diesel. Mais c'est bel et bien la première fois que je vais la voir en action. Et surtout entendre son V12 à pleine charge. Autant dire qu'on n'entend pas grand-chose... Autre première, le Dyson Racing, s'il est resté fidèle à Lola, a grimpé d'un cran. Il est passé en P1 greffant le nouveau V8 4 litres turbo d'AER. Après avoir été longtemps le poil à gratter des Audi R8 avec sa "petite" LMP2, on espère qu'en affrontant ainsi Audi, les yeux dans les yeux, le team New-yorkais de Rob Dyson puisse enfin jouer à armes égales. Mais on sait aussi que AER n'a pas toujours été exemplaire en matière de fiabilité... Ce premier voyage me permet aussi de découvrir la « vieille » Lola EX-257 du team Highcroft agrémentée d'une déco jaune et bleue très sympa, celle du team Intersport restée en P2 et la Courage Mazda P2 également, officiellement soutenue par le constructeur nippon. Elle est décorée avec les mêmes motifs que la glorieuse 787B victorieuse au Mans en 1991. Seules les couleurs ont changé mais cela nous laisse croire en une implication future plus importante et plus solennelle encore de Mazda !

En GT1, Aston Martin vient défier Corvette sur ses terres et ce pour toute la saison. Le duel promet donc monts et merveilles mais il y a un bémol. Pour des raisons financières, Prodrive a choisi de passer dans le clan Pirelli pour chausser ses DBR9. Etant donné la mainmise et la domination de Michelin sur l'endurance, cela risque bien de constituer un vrai handicap face aux C6.R restées fidèles au manufacturier clermontois. Dans un tel contexte, on ne donne guère de chances de briller aux deux Saleen S7-R de Franz Konrad...

En GT2, c'est un match à cinq qui va mettre aux prises Porsche et Ferrari, les favoris logiques, Panoz et BMW, outsiders de choix et Spyker, qui semble un peu démuni dans un tel contexte, même si les néerlandais ont amené deux C8 Spyder...

Les qualifications lèvent les premiers doutes. Les Porsche RS Spyder sont à deux secondes de la meilleure Audi R10, la n°2 de Allan McNish (qui a tourné en 1'45"828) précédant largement la n°1. En performance pure, la cause semble entendue... La surprise vient du fait que les Porsche précèdent toutes les autres P1 dont les deux Lola Dyson, 5ème et 6ème à près de 3 secondes des Audi ! En GT1, les deux Aston dominent facilement les Corvette, les Saleen étant assez largement hors du coup. En GT2, les Panoz Esperante du team Multimatic font parler la poudre en encadrant la Ferrari du Team Risi et la meilleure Porsche, celle du team Alex Job.
Surprise lors de la mise en grille, les polemen s'élanceront des stands ! L'équipe technique a en effet changé un échangeur de turbo ce qui oblige l'Audi R10 n°2 de prendre le départ après la meute ! Mais sans forcer, la n°1 reste en tête devant les deux RS Spyder et les deux Lola Dyson. De son côté, Dindo Capello cravache et après 5 tours, remonte déjà au 9ème rang. Les pilotes Audi sont faciles et contrôlent la course sans trop forcer. Surtout que Porsche et Dyson connaissent leurs premières anicroches dès la première heure. La n°6 et la n°20 rentrent aux stands avec des soucis techniques et prennent déjà du retard. Bien avant la fin de la première heure, les deux Audi sont aux deux premières places, la messe semble déjà dite. De leur côté, les Aston Martin avouent leur impuissance à tenir les gommes italiennes en état correct durant un relai complet. Les deux Corvette C6.R doublent ainsi successivement les deux DBR9 avant même la fin de l'heure. Les choses sont claires, les anglaises vont devoir compter sur des petits pépins des américaines pour rester dans le coup. Ce qui se produit dès le début de la deuxième heure avec un Stop & Go pour la C6.R de tête au cours duquel Johnny O'Connel cale et repasse derrière les anglaises ! En GT2, les Panoz confirment leur Pole et tiennent tête à la concurrence, Ferrari et Porsche en premier lieu. C'est un duel de furieux qui s'est engagé et les ravitaillements ne troublent guère les écarts serrés, même si la Porsche AJR en ressort en tête... Ca ne durera pas car une crevaison provoque une sortie de piste lors de la deuxième heure. La Ferrari Risi prend la tête devant la Panoz n°50. Autre contretemps fâcheux pour Porsche. La deuxième RS Spyder connait à son tour des problèmes et rentre au paddock pour réparation...

Le duel Aston-Corvette se poursuit. O'Connell rejoint Enge et le harcèle tandis que Lamy harponne une Saleen sans dommage pour les deux. Une première neutralisation regroupe les 4 GT1 de pointe lors de la troisième heure, le duel reprend de plus belle !

A la fin de la quatrième heure, c'est la stupeur chez Audi et la renaissance de l'espoir chez les concurrents. La n°1 s'immobilise à son stand et ce n'est pas normal. Pour preuve, les mécanos allemands obturent la caméra embarquée avec un scotch pour que l'on ne puisse pas voir ce qu'ils manipulent sur l'auto ! La Lola Intersport, meilleure P2 prend donc la deuxième place du scratch !
L'Audi n°1 finit par abandonner au milieu de la 5ème heure au moment même où la Porsche RS Spyder n°6 retardée dans la première heure, revient au 3ème rang ! Peu avant, l'une des Aston, la n°007 a perdu son capot arrière à pleine vitesse ce qui la repousse loin des leaders de la catégorie désormais. La n°009 reste toutefois au contact des deux Corvette. D'autant qu'une nouvelle neutralisation l'aide dans sa tâche en fin de 5ème heure. En GT2, Panoz a repris le commandement après une domination Ferrari puis Porsche à nouveau avec la belle n°31 du White Lightning/Petersen mais un problème à l'arrière gauche a fini par retarder celle-ci. Une nouvelle neutralisation se termine juste à la mi-course. Lors du restart, la Corvette n°3 tire tout droit et rentre aux stands. La boite de vitesses est en cause et fait perdre de nombreux tours à la C6.R la ramenant en lutte avec la deuxième DBR9 ! Aston et Corvette se retrouvent donc, avec un seul atout dans leur manche, groupés dans le même tour pour la victoire du GT1 ! C'est moins serré en tête. Le team Dyson est accablé d'ennuis même si la n°16 poursuit sa course au 5ème rang. Intersport ne peut constituer une menace pour l'unique Audi encore en piste. Une frayeur assaille d'ailleurs le team de Jon Field, lors d'un Stop & Go, le redémarrage est problématique. Mais ce n'est qu'une frayeur passagère. La Porsche RS Spyder n°6 se rapproche donc mais sur la piste, à la régulière, l'écart ne varie guère entre les deux meilleures P2. Sauf lorsque Liz Halliday prend le volant de la Lola. Là, c'est par paquet de secondes que l'éart fond à chaque tour. A la fin de la 7ème heure, la RS Spyder est à un tour...

L'embellie est de courte durée pour les Spyder. Quelques minutes plus tard, la n°7 est au ralenti sur la piste et va abandonner tandis que la n°6 subit une crevaison. La course est neutralisée ce qui permet à la Panoz de Bourdais de recoller à la Ferrari repassée en tête du GT2. Le restart donne lieu à une baston superbe sous le soleil déclinant. Le manceau finit par reprendre le commandement ! Panoz vend chèrement sa peau, bien aidé il est vrai, par les équivalences magiques de l'IMSA... La plongée vers la nuit fige quelque peu les positions dans toutes les catégories. La Panoz respire désormais mieux avec l'air qui se rafraichit et Bourdais pense pouvoir contenir la concurrence. En GT1, la Corvette n°4 s'est désormais construit une avance de deux tours sur l'Aston n°009. Ce n'est pas joué mais ce sera dur pour l'anglaise. En P1, c'est la promenade de santé pour l'Audi n°2. En P2, la RS Spyder n°6 réduit progressivement l'écart sur la Lola Intersport. Celui-ci est désormais de moins d'un tour. A 1H30 de la fin, l'arrêt de la Lola est un peu plus long que d'habitude. Il a fallu enlever le capot arrière. La Porsche est passée ! La course semble jouée car la RS Spyder aux mains de Collard est légèrement plus rapide que la Lola.

A l'attaque de la dernière heure, le duel Aston-Corvette se poursuit mais entre les seconds couteaux seulement. La n°007 et la n°3 se battent à coups de seconde pour la 3ème place du GT1. A une demi-heure de la fin, stupeur : la Porsche RS Spyder n°6 s'immobilise presque devant votre serviteur au Turn 10. C'est la fin des espoirs pour le Penske Racing. La RS Spyder n'a tenu « que »11H30. Avec les normes américaines, elle sera toutefois classée mais au 8ème rang seulement... Intersport reprend la deuxième place tandis que la Corvette n°4 s'installe à la troisième place du scratch, juste devant l'Aston n°009 revenue à un tour. La nuit fraiche aide d'ailleurs les gommes italiennes des anglaises et Tomas Enge en profite. Il repasse Max Papis et la Corvette n°3 à l'issue de la dernière neutralisation qui a permis de ranger la RS Spyder. Malgré la pression de Papis, Tomas résiste jusqu'au bout grâce à la vitesse de pointe supérieure de l'Aston. Petite revanche pour les verts aux dépens des jaunes. En GT2, Panoz résiste jusqu'au bout et la n°50 s'impose. La Porsche n°45 du Flying Lizard et la Ferrari Risi suivent... dans le même tour ! Preuve d'une bagarre de tous les instants dans cette catégorie !

Quant à Audi, c'est une victoire sans appel. La R10 a remporté sa toute première course. Certes, la n°1 a eu un coup de chaud, mais la n°2, sans forcer le rythme, a signé une course claire et offert à un moteur diesel, sa toute première victoire dans une course d'une telle envergure. C'est le début d'une nouvelle ère, celle où l'on va vite en silence... Et pour moi, c’était un vrai coup de foudre pour cette course, ce circuit, cette atmosphère avec laquelle Daytona ne peut pas lutter… Pour conclure, je dirai que, aussi que bon vous soyez, les mots ne résument pas Sebring. Il faut tout simplement le vivre. Même si j’ai conscience que ce n’est pas à la portée de tout le monde. Je n’avais pu faire ce premier Sebring que grâce à un sponsor que j’avais déniché pour le site. Et depuis quelques mois, j’avoue que j’ai moins envie de retraverser l’Atlantique…

Laurent Chauveau

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